Résidence de recherche / création / Meris Angioletti

18/03 - 31/03/2022 et 25/04 - 08/05/2022
Ancrées tant dans l’histoire des arts – des premières abstractions de la fin du 19e siècle au «cinéma élargi» théorisé par Gene Youngblood dans les années 1970 – que dans les sciences cognitives, la psychologie ou les croyances ésotériques, les œuvres de Meris Angioletti interrogent les mécanismes de la perception, de la mémoire et de la psyché. Empreint d’une méthode analytique dans laquelle recherche iconographique et écriture jouent un rôle complémentaire, son travail prend la forme d’installations lumineuses ou sonores, de projections vidéo, de diaporamas, de publications et de tirages photographiques. Plaçant les processus psychiques au cœur de sa recherche, elle interroge la perception du regardeur et les mécanismes actionnés.

Née à Bergamo, Italie, en 1977. Après le diplôme en photographie à l’école Bauer de Milan, en 2004 elle termine les études à l’Académie de Beaux-Arts Brera de Milan. Elle est à présent chercheuse dans le cadre de l’école doctorale APESA – Paris I.

Rencontre en début de résidence le 19 mars 2022.

Meris Angioletti, Tanzlinde, 2019, Tapis de danse émetteur d’ondes de forme, 10x7 m.
Courtesy de l'artiste, CRAC Alsace
Meris Angioletti, Cuntu, 2018, performance, 60' / Courtesy de l'artiste et Otto Zoo, Milan © Ugo Dalla Porta

Conférence-performance, samedi 7 mai 2022
Fin de résidence

Meris Angioletti résume ainsi l'axe des recherches menées lors de sa résidence à RIGA : "il dire non il detto", soit l’acte de parole plus que l'énoncé lui-même. Les mots se transmettent dans la voix comme un courant magnétique, à la façon des formules magiques modifiant le monde sensible du seul fait de leur énonciation. Et si tel était toujours le cas ? Si parler, de fait, bousculait la donne des choses du monde ?

Parler serait alors l’agent magique qui réactive voix, rencontres, fantômes qui hantent les écrits, et l'échange de paroles un moment de création chorale, partagée, où chacun, à son endroit, participerait d'un tout émergeant comme un oracle.

Résidence de création / Chedly Atallah

01/09 - 30/09/2021
Installation mêlant vidéo, sculpture, texte et dessin, Là où il y aura une montagne l'eau fera du bruit évoque la fluidité du temps et de la mémoire, la constance des récits, les correspondances des évènements entre eux : le Déluge (et ses météorites) et les chaos des plateaux granitiques du Sidobre, les premiers écrits de Gilgamesh et les journaux intimes d'un grand-père imam et poète, l'aveuglement des guerres fratricides autour des eaux de la Méditerranée et la dégénérescence de la vision.

Né en 1991 à Tunis, Chedly Atallah est un artiste, architecte et scénographe qui vit et travaille entre la France et la Tunisie. Après des études en architecture à Tunis puis à Paris, il intègre les Beaux-Arts de Paris et l'atelier d'Emmanuel Saulnier. Ensemble ils collaboreront à divers travaux d'édition d'ouvrages collectifs comme Beyrouth IN-SITU en 2020 (Éditions des Beaux-Arts), ou encore Almanach Ides de Mars, 2021.

Vernissage de l'exposition de fin de résidence le 30 septembre 2021
Rencontre en début de résidence le 2 septembre 2021

Publication disponible ici >










Là où il y aura une montagne l'eau fera du bruit © Chedly Atallah

Résidence de création / Lise Bardou

01/03 - 31/03/2021
Lise Bardou est née en 1992 (Tarn). Diplômée du DNSEP à l’EBABX (École supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux) en 2016 elle vit et travaille aujourd’hui entre Viterbe (Tarn) et Lisbonne. En parallèle avec sa pratique artistique, elle a organisé à deux reprises le cycle d’installations multimédia Ecos à Zaratan Arte-Contemporanêa et elle est à l’initiative du projet Hors-lits Lisboa, actes artistiques en appartements qui a lieu deux fois par an à Lisbonne. Son œuvre Triângulo Vermelho a été présentée dans le cadre du festival Rencontre Traverse Vidéo – ancien réservoir de Guilheméry, Toulouse, mars 2020 – ainsi qu’à l’exposition Frontière(s) – Maison des Métiers du Cuir, Graulhet, octobre 2020.

ALTA est un travail d'exploration et de variations autour de la présence des courants, qu’ils soient liquidiens (fonte des neiges sur les sentiers schisteux autour du village) pour un travail de vidéo immersive, ou bien liés au vent (au vent d’Autan notamment) pour des gravures sur contreplaqué évoquant l’estampe japonaise.

Présentation de fin de résidence le 31 mars 2021

ALTA © Lise Bardou